Ganaderia Adelaida Rodriguez : "Bravoure avant tout..."

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Photo : Fran Jiménez.
Photo : Fran Jiménez.
Deux cents vaches de ventre et quatorze étalons sont désormais à la base des Adelaída Rodriguez, aujourd’hui dans les mains de son fils Fernando qui a repris le flambeau pour une cinquième génération de bravo dans la famille.
En 1991 l´occasion se présente, et d´Oliva de Plasencia en Extrémadure, les Lisardo du Rubio de Golpejas reprennent le chemin du campo charro jusqu’à la finca «Zarzosillo de Abajo » . 
Dans son fief de El Cabaco, l´éleveur recupère le tempérament des Atanasio que Lisardo eut l'heureuse initiative de croiser avec des Urquijo de Bohórquez a partir de 1953. Le résultat, un taureau plus harmonieux, plus bas que l´Atanasio, mais qui conserve les armures imposantes de l'origine La Corte. « Bravoure avant tout, et qu´ils transmettent émotion et danger au public ». C´est cela que recherche Fernando García pour ses taureaux, en s´appuyant sur une caractéristique de cet encaste, « ...sa capacité à donner toujours que plus de jeu au fur et à mesure qu´avance son combat». Un trait propre de l´Atanasio, auquel le Murube a apporté un fond supplémentaire de race, et un galop plus franc dans la charge. Ce fer qui appartient à l´A.G.L. est aujourd’hui l´un des plus représentatifs de cet encaste aux cotés des Puerto de San Lorenzo, Moisés Fraile et Los Bayones. «La sélection reste fondamentale, mais s´il venait aussi à manquer un élément tel une bonne alimentation, un suivi sanitaire satisfaisant et un maniement adéquat, cela ne serait comparable qu´à une table à trois pieds. La sélection, parlons en, se fait toujours par tentaderos, les différentes familles de l´élevage en sont le fruit. Dans cette ganadería, les reatas qui ont donné le plus de satisfaction en s´alignant sur le type de taureau recherché sont les Cara (visage) – Carablanca, Caraguapa – les Pioneritas et les Cigarreras ». 
L´éleveur affirme aussi que « l´exercice a du bon pour le taureau, car c´est un animal au naturel faignant et commode, et que cela permet d´améliorer sa musculature et sa capacité pulmonaire ».
La crise économique se fait particulièrement ressentir, Fernando doit comme tous faire face à l'explosion des coûts de production tandis que stagne la valeur d´un produit qui tend même parfois à diminuer.
Cinq corridas attendent le chemin des arènes à «Zarzosillo de Abajo ». Alés, Vic, Bilbao, une autre course pour la Casa Chopera et la dernière réservée par Mariano Jiménez probablement pour Sotillo ou Roa de Duero. Les novilladas iront aussi dans les plazas gérées par Espectáculos Taurinos y Gestión, des matadors Mariano Jiménez et José Ignacio Ramos.
Et l´éleveur de conclure : « c´est toujours un orgueil de lidier en France, là-bas l´aficion pour le taureau préserve son intégrité ».
 
Fran Jiménez